The 1918 pandemic revisited

History is a key discipline, as past experience forms the basis for building scenarios for the future. The exceptional mortality rate recorded during the 1918 influenza pandemic is the basis for the catastrophe (catastrophist?) scenarios for the next influenza pandemic. It is estimated that 675,000 people died of influenza in the USA in 1918-19 and official US government projects more than 1.9 million deaths if the next pandemic is as severe.

Why was “Spanish” flu so severe?

In an article published in the Journal of Infectious Diseases on 1 October, David Morens et coll. (JID 2008;198:962-70, open free access on line) re-examined lung tissue samples, kept by the American army, from autopsies carried out in 1918 and 1919 on 58 soldiers who died of influenza. They also reviewed all the autopsy reports from that period, amounting to 8,398 individual autopsies, the biggest collection of anatomopathological documents ever amassed in the history of research into influenza pandemics.

What emerges? The research showed that the vast majority – in fact nearly all – of these patients died from secondary bacterial pneumonia as a complication of the original influenza. The bacteria most commonly causing the pulmonary complications were streptococcus, pneumococcus and staphylococcus. Hemophilus influenzae often acted as an infectious co-factor but was rarely found to be solely responsible for the pneumonia. Studies, often long forgotten, covering more than 90 years of international anatomopathology, all agree that bacterial and viral co-infections play a crucial role in death from influenza. Mortality may certainly be directly caused by the flu virus alone but in the past as well as nowadays it is rare that cases of death from seasonal flu can be attributed exclusively to the flu virus. People die from secondary bacterial infections, which, had they been prevented, would have left the flu virus on its own with insufficient power to kill.

What do the authors consider to be the consequences of these recent re-discoveries?

The consequences are certainly of major importance: not only are they contrary to the idea that statistical projections can be made for a future pandemic based simply on the huge number of deaths in the 1918 pandemic, when there were no antibiotics or intensive care, but they also make it possible to target future preparations for this ‘flu pandemic. It is now necessary to think about stockpiling basic antibiotics which will be essential to prevent excessive mortality and could quickly be used up, as well as stocking available anti-bacterial vaccines against pneumococcus, hemophilus influenzae b and meningococcus, which with the knowledge that we now have will probably be effective at preventing secondary infections. Fortunately, as the authors stress it, the North American authorities, as well as the WHO, have already adopted similar proposals for modifying existing contingency plans for the influenza pandemic. They just need to implement them.

These are just some of the subjects covered in the marvellous EPIDEMIK exhibition from 21 October 2008 to 16 August 2009 at the Cité des Sciences et de l’Industrie in Paris.

8 Responses to “The 1918 pandemic revisited”


  • j’ai fait une analyse décennale de la mortalité par grippe et pneumonie depuis 1950 à partir des données de l’INED, cela donc pour la France uniquement. En voici les principales conclusions :
    La grippe a été vaincue en France dans les années 1980 , la mortalité étant passée de 7000 décès annuels à 1000 décès annuels de la décennie 1950-59 à la décennie 1980-89.
    Cette victoire est probablement mais pas uniquement liée aux antibiotiques : elle survient avant l’arrivée des antiviraux.
    L’analyse décennale ( toujours sur 50 ans de 1950 à 2000) a également été faite.
    Elle montre qu’après une forte baisse jusqu’en 1990,le nombre de décès est remonté de plus de 60 000 décès soit de plus de 6000 décès annuels dans la décennie 1990 à 1999.
    La totalité des décès par grippe aviaire est aussi donnée.
    La conclusion est que nous ne risquons pas de pandémie grippale, mais que le danger se situe au niveau des Bactéries Multi-Résistantes.

    Ce travail est déja prèt pour la publication et je cherche à le faire connaitre.

  • voici le texte intégral du travail concernant la mort par grippe saisonnière , par pneumonie et par grippe aviaire en en France de 1950 à 2000, jusqu’en 2006 pour la grippe aviaire.
    En complément au commentaire déja laissé.

    GRIPPE SAISONNIERE – PNEUMONIE-GRIPPE AVIAIRE
    MORTALITE HUMAINE EN FRANCE SUR CINQUANTE ANS.

    Auteur P.Devoucoux , Médecin du Travail, Centre Hospitalier d’Erstein, Bas-Rhin

    Ce travail analysera les décès par grippe saisonnière et par pneumonie en France sur cinquante ans et par périodes de dix ans, il récapitulera les armes thérapeutiques produites durant toute cette durée. Il terminera sur le risque de pandémie aviaire. Tous les chiffres concernant la grippe et les pneumonies sont tirés du site de l’Institut National d’Etudes Démographiques (ined .fr), sont des données de mortalité globale (hommes femmes et enfants), et ne concernent que la France.
    Dans ce travail il n’est pas tenu compte de la pandémie de 1918, les conditions médicales , sociétales (absence de sécurité sociale), thérapeutiques (absence des antibiotiques),me paraissant par trop différentes et éloignées pour pouvoir tirer des conclusions réellement utiles pour les temps actuels.

    TABLEAU DES DECES LIES A LA GRIPPE (1) : (le tableau n’est pas passé lors du “copier coller”

    Nous constatons sur cette analyse décennale que la mortalité par grippe n’a commencé à décroître que dans la décennie 1970-1979 pour s’effondrer dans la décennie suivante passant de 70 000 décès (1960- 1969) à moins de 50 000 de 1970 à 1979 puis à moins de 15 000 décès de 1980 à 1989. De 1990 à 1999 nous avons eu moins de 10 000 décès soit moins de 1000 décès annuels.
    Les chiffres exacts sont (total hommes,femmes,enfants) : 1950-59 : 56 947, 1960-69 : 73 432, 1970-79 : 46 765, 1980-89 : 13 927 , 1990-99 : 10 661, soit un total de 200 000 environ sur cinquante ans.
    La réalité des pandémies de 1957 et 1969 en France fut la suivante : en 1957 pour la « grippe asiatique » (H2N2) : 11 899 décès pour une moyenne annuelle de 5 649 dans la décennie. En 1969 pour la « grippe de honk-kong » (H3N2): 15 138 décès pour une moyenne annuelle de 7 343 décès dans la décennie. Soit à chaque fois pratiquement un doublement par rapport à la moyenne annuelle de mortalité dans la décennie.
    En ce qui concerne les décès par pneumonie sur les mêmes années 1957 et 1969, nous avons eu en 1957, 20 634 décès pour une moyenne annuelle de 23 735 décès dans la décennie, et 13 200 décès par pneumonie en 1969 pour une moyenne annuelle de 12358, soit des différences peu importantes.
    En se basant sur ces données, l’on pourrait s’attendre en cas de nouvelle pandémie à un doublement de la mortalité observée sur la dernière décennie de 1990 à 1999 soit une mortalité d’environ 1000 décès supplémentaires sur un an.
    Les moyens de lutte contre la grippe ont été de 1950 à 1980 :
    Les antibiotiques produits industriellement dès 1945 pour la pénicilline ; en 1952, 4 familles d’antibiotiques étaient déjà connues : les pénicillines, les cyclines, les macrolides, les sulfamides, toutes ces familles sont actives sur la sphère pulmonaire.
    Le vaccin antigrippal date lui des années 1940, une des premières vaccinations de masse ayant concerné les troupes américaines venues libérer l’Europe en 1945. En France, le vaccin fut produit des 1947, mais il ne fut prescrit fréquemment qu’à partir des années 1970. Le remboursement par la sécurité sociale pour les sujets agés est intervenu en 1985 (2), l’age de prescription ayant été progressivement baissé.
    Certains facteurs sociologiques sont à prendre en compte, il s’agit de :
    La couverture sociale : les patients agés dans les années de forte mortalité (entre 1950 et 1970) étaient nés autour de 1900, ils ne bénéficiaient que peu ou pas de couverture sociale laquelle a été mise en place progressivement après 1945. Le recours au médecin ayant donc lieu tardivement dans la maladie.
    La population médicale : les prescripteurs issus de la génération de l’après guerre (née entre 1945 et 1955) ont en général terminé les études et se sont installés entre 1970 et 1980.
    Un dernier point à prendre en compte est peut être la transformation sociale qui s’est opérée dans le pays avec l’industrialisation, celui ci passant d’une population rurale à une population citadine logée souvent dans les grands ensemble avec salle de bains dans tous les appartements des fameuses barres HLM.
    En ce qui concerne les antiviraux : de 1966 à 1999, il n’existait en France en allopathie que l’Amantadine, médicament utilisé dans la maladie de Parkinson qui avait également des propriétés antivirales mais des effets secondaires importants ; Ce médicament n’était de ce fait que peu ou pas employé dans la grippe. En 2007, cette molécule n’avait toujours pas donné lieu à la fabrication de médicaments génériques, le brevet étant pourtant depuis longtemps tombé dans le domaine public.
    Les autres antiviraux employés contre le virus grippal saisonnier ont des autorisations de mise sur le marché datant de 1999 pour le Relenza et 2001 pour l’Oseltamivir ou Tamiflu.
    Une première remarque sur ce tableau. l’on peut dire que :
    En trente ans, de 1950 à 1980, la mortalité par grippe est passée de 7 000 à 1000 décès par an. L’on peut donc ainsi dire que la grippe a été pratiquement vaincue ( diminution de la mortalité de plus 80%), en trente ans, et cela avant l’arrivée des antiviraux.
    Par ailleurs selon les sources citées, la mortalité pendant les pandémies de 1957 et 1969 n’a pas dépassé 10 000 décès supplémentaires par rapport à la moyenne de mortalité dans la décennie respective
    Cette diminution de la mortalité étant d’origine multifactorielle, principalement : antibiothérapie, vaccination, prescripteurs, protection sociale.
    Nous allons maintenant voir les nouveaux progrès survenus depuis 1980 :
    Le réseau grog, les solutions hydro alcooliques, les masques FP1 et FP2, les tests de dépistages rapides. Après l’alerte à la grippe aviaire lancée en 2004, le vaccin contre le H5N1 a été produit des 2006.
    Les transformations sociétales majeures durant ces années sont l’importance des médias (télévisions dans tous les foyers) et l’apparition d’internet.
    Ces dernières réalisations devraient permettre de diminuer encore la mortalité et l’on voit mal alors comment une pandémie grippale pourrait se répandre.
    DECES PAR PNEUMONIE (1)

    Pour les décès par pneumonies, les chiffres exacts par décennies sont les suivants :

    50-59 237 350
    60-69 123 580
    70-79 86 768
    80-89 89 281
    90-99 155 724

    L’on constate une diminution pratiquement de moitié entre les deux premières décennies correspondant très certainement à l’arrivée des antibiotiques évoqués ci –dessus puis à nouveau une baisse avec un statu quo durant les deux décennies suivantes (70-79, 80-89), puis une remontée importante (de 66 000 décès) dans la dernière décennie 1990-99. Cette remontée se fait dans des conditions de prise en charge optimales (population de médecin importante, prise en charge sociale normalement correcte).
    La seule explication à cette remontée semble être l’arrivée des résistances bactériennes liées à un emploi important des antibiotiques en ville et dans les services de réanimation, l’épidémie de Sida, elle a été comptabilisée à part (36722 décès) et n’intervient pas dans ces chiffres.

    GRIPPE AVIAIRE

    Il y a eu dans le monde environ 25 épizooties de type aviaire depuis 1959, avec différents virus (H5N1, H7N7, H7N3, H5N9). Il y eut de 1959 à 2003 huit décès de patients ; Seulement 4 épizooties étaient liées au H5N1, ce virus ayant été le plus mortel : il a ainsi provoqué entre 1990 et 2000, 6 décès (à Honk Kong), et entre 2003 et 2008, 241 décès dans le monde (aucun décès en France) (4).
    Il y a encore beaucoup d’incertitude sur ce que sera une pandémie grippale de type aviaire, virus H5N1 ayant muté ou virus recombiné avec un virus saisonnier, et sur la gravité des infections engendrées,laquelle est liée à la virulence du nouveau virus.
    On a pu juger la réactivité de la recherche et de l’industrie puisque l’alerte ayant été donnée en 2004, les premiers vaccins pré-pandémiques (basé sur le H5N1) ont été produits en 2006 et que le délai de fabrication pour un vaccin pandémique serait de six mois.
    Actuellement en 2008, nous en restons en France au stade de la zoonose, et la qualité du système vétérinaire du pays reste un point essentiel. Ce fait concerne bien sur tous les pays, il avait d’ailleurs été signalé dès 2004 (6).
    Quoiqu’il en soit, pour l’homme atteint d’un virus influenza, les armes sont connues, des plus anciennes : vaccins »saisonniers », isolement, antibiotiques,réanimation,antipyrétiques,lavage des mains, mucolytiques, vit C, et repos tout simplement, aux plus récentes apparues après 1980 : réseaux de surveillance de l’apparition des cas de grippe saisonnière (réseau Grog), antiviraux, SHA,vaccin pré-pandémique, masques FP2, test de diagnostic rapide.
    Il faut noter que depuis deux ou trois ans des résistances à l’Oseltamivir ont été signalées sans que l’origine de ces résistances ait été trouvée (5). Ces phénomènes de résistances aux traitements antiviraux sont connus des thérapeutes employant cette classe médicamenteuse pour le traitement du sida et des hépatites B et C.
    Une arme importante pour le thérapeute est le test de diagnostic rapide du virus influenza tout simplement dont l’emploi permettant une orientation diagnostic rapide est à développer au maximum. Il serait très intéressant qu’un tel test élargi au diagnostic global « d’infection virale » et permettant ce diagnostic au lit du malade soit mis sur le marché : en effet il permettrait de différer les prescriptions d’antibiotiques lors des « antibiothérapies de couverture ».

    CONCLUSION

    En 2008, les virus influenza H5N1 ou aviaire est connu. La mortalité liée à ce virus est restée nulle en France et dans les pays développés. Les armes pour y faire face ont été mises au point depuis cinquante ans principalement en luttant contre le virus saisonnier, plus récemment de nouvelles armes diagnostiques et thérapeutiques sont encore apparues. L’attitude à avoir semble être une « vigilance tranquille » avec une appréciation du risque vital lié au virus H5N1 et chez les mutants afin de ne pas mésuser des armes que nous possédons. Un des dangers serait de se servir sans restriction tant des antibiotiques que des antiviraux. Une des priorités est certainement le maintien de la couverture médicale et sociale en l’état.
    Actuellement le danger lié aux résistances bactériennes qui auront provoqué en France le décès de plus de 60 000 personnes, par pneumopathies, de 1990 à 1999 est certainement beaucoup plus inquiétant et il ne faudrait pas que les mêmes phénomènes de résistances surviennent avec la classe des antiviraux ce dont nous voyons actuellement les prémices.

    Sources
    (1) Institut National des Etudes Démographiques ; http://www.ined.fr
    (2) Histoire du vaccin grippal ; http://www.grog.org
    (3) Grippe aviaire et personnel de santé Journées ANMTPH Marseille 2006, présentatiion du Dr Cédric Foucault, médecin Hygiéniste, AP-HP Marseille.
    (4) La Revue du Praticien 15 Octobre 2008 Tome 58 N° 15 Monographie.
    (5) http://www.sante.gouv.fr
    (6) La peur des poulets, de P. Lablanche et C.Villain, ed Ramsay, 2007.

  • Je dois dire que je suis impressionné par la qualité de ce commentaire : avec la production de tels lecteurs, c’est une revue en ligne que nous allons pouvoir réaliser dans quelques années : bravo et merci. Continuez !
    Sur le fond, je pense que l’analyse de P; Devoucoux est extrêmement pertinente (je me permets de citer les crédits de la source, elle a dévoilé elle-même l’identité qui était derrière son pseudo Barrestein). L’analyse fine de la mortalité qui est faite montre en effet que la mortalité par grippe semble moins importante que ce qui est habituellement annoncé. Surtout, on peut s’étonner qu’à chaque campagne vaccinale anti-grippale, on ressorte les mêmes chiffres de mortalité grippale en excès depuis l’excellent article de Fabrice Carrat qui date de 1995 (Carrat F, Valleron AJ. Influenza mortality among the elderly in France, 1980-90: how many deaths may have been avoided through vaccination? J Epidemiol Community Health. 1995 Aug;49(4):419-25.).
    Je pense néanmoins que la classification des diagnostics de mortalité pour des pathologies comme la grippe mériterait notre attention. La notion de “grippe” est clairement précise pour les cliniciens, il s’agit d’une infection par un myxovirus influenzae, le plus souvent de type A. Ce diagnostic virologique manque le plus souvent dans les causes de mortalité. Ainsi, les épidémiologistes ont élaboré le concept de “mortalité en excès” (pour simplifier il s’agit du nombre de morts “supplémentaires” par rapport à une période similaire de l’année mais sans épidémie de grippe). Il se peut que toute la mortalité “en excès” ne soit pas due à la grippe, lorsqu’une tempête exceptionnelle par exemple comme cette année sévit au même moment qu’une épidémie de grippe en France, mais l’impact de la grippe se chiffre en plusieurs milliers de morts – peut-être 1000 actuellement selon l’auteur du commentaire de mon blog – et celui de la tempête en quelques victimes.
    Malgré tout, d’autres auteurs se rapprochent des conclusions des travaux de P. Devoucoux et ces derniers mériteraient d’être soumis pour publication dans une bonne revue internationale car ils intéresseront la communauté scientifique et médicale toute entière. La grippe est un vrai problème de santé publique, génère des moyens de prévention considérable, et les systèmes de pilotage et d’information restent pauvres et imprécis, même sur des données aussi “dures” que la mortalité. On connaît avec une précision infiniment plus grande le niveau des océans à la surface du globe : on a pu suivre par satellite l’onde dégagée sur les océans par le Tsunami du 26 décembre 2004, et l’on aura des difficultés à obtenir des statistiques fiables des décès générés par la prochaine pandémie grippale. Dans un autre registre, on ne sait même pas s’il y a 1 ou 3 millions de décès par paludisme dans le monde….
    Est-ce que l’émergence des résistances anti-microbiennes est à l’origine de la remontée de la mortalité par pneumonie infectieuse en France ? L’auteur conclut rapidement à l’inférence de la causalité. Je ne sais pas. Y-a-t-il vraiment une augmentation de la mortalité ? Il faudrait certainement ajuster les chiffres présentés sur l’accroissement et le vieillissement de la population française (qui sur plusieurs décennies sont indéniables), puis tenter de comprendre. Toujours est-il que je suis bien d’accord sur un point, on ne meurt pas ou plus de la grippe désormais en France, mais plutôt de ses complications bactériennes le plus souvent, et il nous faut protéger l’arsenal antibiotique dont nous disposons et stimuler la recherche et le développement en matière d’antibiotiques, peut-être en apportant aux industriels des incitations voisines de celles accordées aux médicaments orphelins en Europe et aux USA ces dernières années. Cela me semble une urgence désormais.

  • Message à l’attention du professeur Flahault :
    Je veux simplement vous remercier pour votre commentaire élogieux.
    Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne l’augmentation de la mortalité par pneumonie , il y a certainement des données multifactorielles cependant le phénomène mérite une analyse plus poussée.
    La grosse question qui reste à élucider est la suivante : comment et pourquoi cette “frayeur de la pandémie ” a pu survenir pour un virus en fait très connu qui n’aurait du effrayer personne?
    je vous enverrai normalement bientôt mes hypothèses très politiquement incorrectes.
    salutations respectueuses
    P.Devoucoux

  • Nous attendions la grippe aviaire et c’est autre chose qui arrive ; essayons de voir les choses positivement ;
    En ce qui concerne les considérations générales sur la grippe aviaire le site officiel “santé.gouv.fr” a été refait pendant l’hiver ; il est regrettable que les prédictions catastrophistes persistent avec en cas de Pandémie l’annonce de 200 000 décès liés à celle-ci.( le chiffre de 200 000 Décès est pratiquement le même que celui des morts de la pandémie grippale de 1918 en France : ainsi en un siècle la science médicale n’aurait pas évolué !!!! ) Il est déja difficile d’admettre que des experts en Santé Publique produisent publiquement des prévisions aussi erronnées , il l’est encore plus difficile d’admettre que trois ou quatre ans après ils ressortent froidement les mêmes chiffres alors que les chiffres précis et réels existent dans des banques de données (ined ) qu’ils ne peuvent ignorer ; effet de gel??
    Le maintien de ces prédictions est en effet très discutable :
    1 on voit mal en effet à l’heure ou les stocks de tamiflu de 2006 doivent être renouvelés comment il serait possible de ne pas le faire.
    2 commencer la lecture d’un site internet avec une telle lecture de documents alarmistes risque fort de décourager les candidats à une quelconque action vue l’ampleur du sinistre!!!
    3 De les déconsidérer en tant qu’experts puisqu’ils se sont royalement trompés.
    Quoiqu’ils en soit essayons d’avancer, de “positiver” ; il y a peut être quelque chose à récupérer dans tout cela c’est le site (lui aussi gouvernemental) “monquotienenpandémie” ou guide pratique de la vie quotidienne en période pandémique ou tout le quotien est revisité ; il suffirait de le nettoyer dess propos les plus alarmistes considérés ci-dessus et qui en font partie et de montrer son utilité également dans la grippe saisonnière lors des campagnes de vaccination et le public pourrait attendre la pandémie en s’entrainant à la maitrise des gestes lors de grippes saisonnières et ainsi être prèt lors d’une éventuelle pandémie laquelle vu la qualité des différents acteurs médicaux (cf commentaire de P Devoucoux) n’arrivera certainement jamais en France et dans les pays riches; une telle démarche permettrait de former le public à la prévention des infections respiratoires pour laquelle l’INPES a déja fait une campagne et des affiches.
    Il pourrait en être de même en saison lors des épisodes de gastro entérites . Ainsi le public serait formé ou aurait sous la main par l’intermdiaire d’internet la possibilité de se former rapidement.
    Il saurait ainsi prendre en charge plus exactelmnt éviter la dissémination des maladies ressortant de la transmission aérienne ainsi que celle de la transmission oro fécale ;soit un nombre déja conséquent de pathologies.

  • Excellente suite que celle que l’actualité apporte à ces échanges.

    J’adhère à l’ensemble des commentaires. En terme de surveillance, c’est en ce qui concerne les co-infections pourvoyeuses de létalité (toute chose égale par ailleurs, en particulier en ce qui concerne les facteurs associés individuels), qu’il me semble que les données sont incomplètes. Cet élément devrait être étudié de près et systématiquement lors de la prise en charge de tout malade concerné. Une des questions méthodologique à résoudre concerne la nature du prélèvement : le prélèvement naso-pharyngé, seul acceptable en routine, n’apporte que peu d’information sur la nature des co-infections éventuelles (ou du moins sur la signification de la présence d’autres germes); l’examen du crachat porte à discussions, et les LBA ne sont pas utilisables en routine.

    Juste 2 commentaires sur cette grippe humaine d’origine porcine :
    1/ le virus va rapidement faire le tour de la planète, comme les autres virus grippaux humains. Le risque majeur, en particulier lors de son périple en Asie, sera l’augmentation du risque de contact avec d’autres virus grippaux hébergés essentiellement par les porcs et les volailles, avec une probabilité accrue de réassortiment et le risque de voir apparaître une nouvelle souche dotée des capacités de transmission humaine du A(H1N1) actuel couplé à une pathogénicité du A(H5N1) aviaire ou d’un autre lauréat inconnu à ce jour. Et là, il faudra inverser notre vision du monde vivant, en ayant pour objectif de prévenir les animaux domestiques (porcs, volailles) d’une infection d’origine humaine, afin que l’espèce humaine ne soit pas victime, en retour, et dans un deuxième temps d’une pandémie plus dangereuse.
    2/ les coûts générés par la mise en oeuvre du dispositif de surveillance, d’alerte et de réponse vont être certainement énormes. Qui va payer ? Cette intervention est-elle vraiment coût-efficace ?
    3/ Depuis plus de 20 ans, l’épidémie de VIH/SIDA fait plus de 2 millions de morts, en moyenne par an, la tuberculose tue environ le même nombre de personnes par an et le paludisme décime par million les enfants de moins de 5 ans dans les pays les plus pauvres. Dans un contexte financier mondiral, peut-on tout financer ? Ne risque-t-on pas de “deshabiller Pierre pour habiller Paul” ?

    JJB

  • ( QCM POUR ETUDIANT A L’EHESP)
    et QUESTIONS POUR UN CHAMPION

    L’ALERTE à la pandémie grippale virus H5N1 a été déclarée car (répondez par oui ou par non aux différentes propositions) :

    1 Ce virus se transmettait facilement d’homme à homme et pouvait ainsi provoquer des centaines de milliers de morts.

    2 Les 3 pandémies du vingtième siècle ayant eu lieu en 1918, 1958, 1969 , il était tout à fait logique selon les lois statistiques de s’attendre à une pandémie en 2005.

    3 Toute cassure dans l’ARN du virus grippal entraine l’apparition d’un nouveau variant ainsi qu’une pandémie grippale en France.

    Certains événements de santé publique ou de l’ordre du « fait divers » peuvent avoir pris une place importante dans la déclaration en FRANCE de l’alerte pandémique de 2005 ; Répondez par oui ou par non si vous jugez les évènements énoncés ci-dessous importants dans la déclaration de cette alerte.

    1 La dizaine de milliers de mort liée à la canicule durant l’été 2003 .

    2 Le fait que certains ministres et hauts dignitaires de la Santé avaient encore maille à partir en 2005 avec la justice pour les affaires dites du “sang contaminé” et “de l’hormone de croissance”.

    3 La chute du mur de Berlin en 1989 .

    4 L’attentat du 11 septembre et les attentats à l’anthrax de 2001.

    5 L’introduction dans la Constitution Française du principe de précaution entre 1995 et 2000, ceci concernant les affaires sanitaires et la Santé Publique.

    Que pensez vous des affirmation suivantes, cochez la bonne réponse.

    La pandémie de 1918 ayant fait en France entre 200 000 et 400 000 morts celle de 1958 entre 10 000 et 30 000 morts, la mortalité au vu des progrès médicaux accomplis sera en 2009 en France de :
    A inférieure à 5000 morts
    B entre 10 et 30 000 morts
    C entre 50 000 et 100 000 morts
    D entre 100 000 et 300 000 morts
    E supérieure à 300 000 morts

    fin de l’épreuve !
    (ou du jeu !)

    En cas de grippe les décès sont le plus souvent liés à des defaillances multiviscérales chez des sujets fragilisés ou et
    à des surinfections pulmonaires dans lesquelles l’on rencontre les germes classiques (staphylocoques, streptocoques, pneumocoques, haemophilus, dans 90% des cas), germes sur lesquels la plupart des antibiotiques d’usages courants sont efficaces (Pénicillines, Amoxicillines , macrolides, cyclines,fluoroquinolones, cephalosporines); molécules actuellement pratiquement toutes tombées dans le domaine public (en ce qui concerne les droits des brevets) et étant “génériquées” en France ceci entrainant une production au prix journalier le plus bas (cf vidal).
    Pour donner un ordre de grandeur, le coût d’un tel traitement doit avoisiner 1 à 3 euros par jour pour l’antibiotique seul.La durée du traitement étant de sept à 15 j selon l’évolution clinique (et radiologique).

  • EPIDEMIE, PANDEMIE ET ENVIRONNEMENT
    DONNEES GENERALES SUR L’ENVIRONNMENT DANS LES ANNEES DE PANDEMIE : 2000, 1950-1960,1900 -1920.Toutes les données ci après sont tirées de l’ouvrage de Jacques Marseille ( directeur de l’Institut d’histoire économique et sociale), dont le titre est : l’Argent des Français, les chiffres les mythes., ed Perrin, 2009).

    Pour les années 2000 :« Aujourd’hui encore, la quasi-totalité des logements( 98,4%) disposent des trois éléments traditionnels du confort sanitaire que sont l’eau courante, le WC intérieur et la baignoire…….la taille moyenne des logements est de 91mètres carrés « (p 219).
    Pour 1950-1960 :
    « En 1955 , 10% seulement des Français disposaient d’une douche ou d’une baignoire,….. 13% des Français vivaient dans un état de surpeuplement critique…..en 1968, 45% des logements ne possédaient pas de WC intérieurs, et 52% étaient encore privés d’installations sanitaires. » (p218).

    Pour les années 1900-1920
    « En 1903, seul un immeuble parisien sur dix était relié au tout à l’égout. A Rennes, pour 70 000 habitants, on recensait trente baignoires et deux salles de bains » ( p53) .

    (L’on peut donc affirmer que la campagne « pandémique » de 2005 a été lancée en se référant principalement à la mortalité de la pandémie de 1918, époque ou l’hygiène balbutiait dans les hôpitaux et était inexistante dans la population d’abord rurale, ou l’on tirait l’eau au puit, ou le tout à l’égout n’existait que peu ou pas ; problème, problème !! Un état peut -être pas très loin de celui d’un pays du sud du Sahel actuellement…!!)

    Ceci étant, ces principales données ci-dessus doivent être modulées selon le mode d’occupation c’est-à-dire selon le type de structure familiale et là encore l’on a quelque chose de tout à fait de ce que l’on pouvait avoir en 1958 ou 1969 ou divorce et familles monoparentales n’existaient pratiquement pas.
    Les données précises sur ces derniers points peuvent certainement être retrouvées sur des données de l’Ined (« les carnets de l’ined ») qui vient de sortir une étude sur logements et familles pendant la période 1950-2000 .

    TOUT cela pour dire qu’actuellement, l’application de la mesure la plus simple pour prévenir les épidémies pourrait être l’isolement au domicile lequel doit pouvoir se faire dans tous pratiquement dans tous les foyers vu la surface et l’équipement sanitaire. Le reste étant une question de formation de vidéo,de télévision ,ou d’internet pour les proches et de personnel médical de proximité (infirmiers ou médecins généralistes)

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